Contexte
L'ACSTA est une société d’État mandataire qui rend des comptes au Parlement par l'intermédiaire du ministre des Transports. L’ACSTA a pour mandat de fournir des services de contrôle de sûreté à 89 aéroports canadiens désignés, et exécute ce mandat en utilisant un modèle faisant appel à des fournisseurs de services de contrôle externes.
L'organisation remplit une mission essentielle en matière de sûreté en assurant la circulation sûre et efficace des personnes et des marchandises sur le réseau de transport aérien canadien et à l'échelle internationale, contribuant ainsi à la sécurité nationale et à la croissance économique.
Dans le budget de 2021, le gouvernement fédéral a annoncé que toutes les sociétés d’État seraient tenues de faire preuve de leadership pour contrer les changements climatiques en adoptant le cadre du Groupe de travail sur la divulgation de l'information financière relative aux changements climatiques (GIFCC), lequel comprend 11 divulgations recommandées regroupées sous quatre piliers : gouvernance, stratégie, gestion du risque et paramètres et cibles. Ces divulgations comprennent une évaluation des risques et des possibilités liés au climat ainsi que les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Le premier rapport du GIFCC a été présenté dans le Rapport annuel 2025 de l'ACSTA. Cette édition autonome présente les progrès réalisés dans l’intégration des risques et des possibilités liés au climat dans notre gouvernance, notre stratégie, notre gestion des risques, ainsi que nos paramètres et nos cibles. Elle couvre la période de référence allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026.
1. Gouvernance
L’ACSTA reconnaît la nature complexe des changements climatiques ainsi que l’importance de tenir compte de l’Évaluation des risques et des possibilités liés au climat (ERPC) et de l’intégrer aux stratégies opérationnelles. À cette fin, des rôles et des responsabilités en ce qui concerne la surveillance et la gestion des possibilités et des risques liés au climat ont été assignés dans le mandat du Comité d’audit et dans la Politique sur les divulgations liées au climat.
1.1 Surveillance des risques et possibilités liés au climat par le Conseil d’administration
Par l’entremise de son Comité d’audit, le Conseil d’administration de l’ACSTA est responsable d’évaluer le respect des exigences en matière de divulgations liées au climat, y compris le GIFCC, ainsi que de superviser les activités de gestion des risques liés au climat par l’intermédiaire du profil de gestion des risques de l’entreprise (GRE) lorsqu’un risque lié au climat dépasse la propension au risque de l’ACSTA. Comme le précise la Politique sur les divulgations liées au climat, le Conseil d’administration est tenu informé des activités liées au climat, y compris des progrès accomplis vers la réalisation des objectifs climatiques, grâce aux rapports trimestriels et annuels présentés par la direction. Toute modification importante à la Politique sur les divulgations liées au climat doit être approuvée par le Conseil d’administration.
1.2 Rôle de la direction dans l'évaluation et la gestion des risques et possibilités liés au climat
Le Comité de la haute direction (CHD) est le plus haut niveau de gestion et est directement responsable des activités liées au climat. Afin d'assurer une gestion et une mise en œuvre adéquates de la stratégie climatique de l'ACSTA, le CHD examine les résultats de l'ERPC et détermine la mesure dans laquelle ceux-ci s'inscrivent dans les stratégies opérationnelles, la stratégie climatique et les objectifs de l'ACSTA, et soutient la divulgation d'informations et la collecte de données liées au climat.
Un survol de l’ensemble des responsabilités liées au climat pertinentes à la structure de gouvernance de l’ACSTA est présenté ci-dessous.
Tableau 1 : Survol de l’ensemble des responsabilités liées au climat pertinentes à la structure de gouvernance de l’ACSTA
| Rôle | Responsabilités liées au climat |
|---|---|
| Conseil d’administration | Responsable, par l'intermédiaire du Comité d'audit, de la supervision de la stratégie climatique et de la gestion des risques de l'ACSTA, ainsi que du respect des obligations de divulgation. |
| Comité de la haute direction (CHD) | Responsable d’examiner les évaluations des possibilités et des risques liés au climat, d’intégrer les possibilités et les mesures d’atténuation des risques climatiques aux stratégies opérationnelles, d’approuver les stratégies et cibles de l’ACSTA en matière de climat et d’appuyer les divulgations et la collecte de données liées au climat. |
| Vice-président, Affaires organisationnelles, chef des services financiers et secrétaire de la société | Responsable d’interpréter et d’appliquer la Politique sur les divulgations liées au climat, de diriger les évaluations des risques et des possibilités liés au climat, de surveiller les pratiques en matière de divulgation, de fournir des conseils et des outils, et de faire rapport de la stratégie climatique de l’ACSTA et des progrès à cet égard au CHD et au Conseil d’administration. |
| Responsable des risques et possibilités liés au climat | Responsable de cerner et de gérer les risques et les possibilités liés au climat relevant de sa compétence, de mettre en œuvre des plans d’atténuation et de réaliser les priorités et les objectifs climatiques qui lui sont assignés. |
| Conseiller principal, Rapports sur la durabilité | Responsable des initiatives de l’ACSTA en matière de durabilité, notamment les rapports du GIFCC, les évaluations des risques et des possibilités liés au climat, ainsi que la mise en œuvre de projets de durabilité. |
1.3 Groupe de travail interne
Le Groupe de travail écologique (GTE) de l’ACSTA, créé en 2024-2025, promeut la durabilité et soutient la stratégie climatique de l’ACSTA en s’appuyant sur les recommandations du GIFCC. Le GTE assure la coordination entre les directions générales et favorise l’alignement sur les exigences législatives, réglementaires et de la Stratégie pour un gouvernement vert (SGV) du gouvernement fédéral.
2. Stratégie
La stratégie climatique de l'ACSTA définit les priorités et les objectifs clés pour faire face aux risques et aux possibilités liés au climat recensés dans le cadre de l'ERPC. Cette évaluation s'appuie sur les critères de la politique de GRE, ainsi que sur des facteurs spécifiques aux risques climatiques, tels que la longévité, et se concentre sur un horizon de 5 à 10 ans. L'ERPC recense les répercussions opérationnelles potentielles, et tout risque dépassant la tolérance au risque définie par l'ACSTA est traité dans le cadre du processus de GRE établi.
L'ACSTA a réalisé sa première ERPC en 2022-2023 et s'est appuyée sur ses résultats pour élaborer une stratégie climatique, comprenant des priorités et des objectifs liés au climat. En 2025-2026, une mise à jour de l'ERPC a été effectuée, comprenant un examen des scénarios de risque, des mesures d'atténuation en place, ainsi que des évaluations de la probabilité et de l'incidence résiduelles, sur la base de l'expérience tirée des événements climatiques récents, de l'évolution des attentes réglementaires liées au climat et de discussions avec des experts du secteur.
La prochaine mise à jour de l’ERPC de l’ACSTA est prévue pour 2030-2031. Toutefois, un examen anticipé pourrait être mené si des changements importants ou de nouveaux risques climatiques devaient survenir.
2.1 Risques et possibilités liés au climat
Table 2 presents CATSA’s priority climate-related risks and opportunities based on the results of the 2025-26 Le tableau 2 présente les risques et possibilités liés au climat prioritaires pour l’ACSTA, sur la base des résultats de la mise à jour de l’ERPC de 2025-2026. De manière générale, il fait état d’une fréquence croissante des phénomènes météorologiques extrêmes susceptibles d’avoir une incidence sur les opérations de l’ACSTA, notamment par le biais de risques physiquesFootnote 1 liés à la perturbation des opérations. Alors que plusieurs risques de transitionFootnote 2 ont vu leur niveau de risque résiduel diminuer, les risques de réputation ont pris une importance accrue, notamment ceux liés à la perturbation des services et aux émissions de GES de la chaîne de valeur de l’ACSTA. Les possibilités liées au climat examinées dans l’évaluation étaient largement conformes à la précédente ERPC, avec un accent accru sur la réputation et les relations de l’entreprise.
Tableau 2 : Risques et possibilités liés au climat de l’ACSTA
| Type de risque | Risque et répercussions potentielles |
|---|---|
| Risques physiques | |
| Chronique | Perturbation des opérations L’augmentation de la fréquence et de la sévérité des événements météorologiques extrêmes pourrait compromettre la capacité de l’ACSTA à remplir son mandat et présenter des risques pour la santé et la sécurité de son personnel ou du personnel de contrôle tiers dans les aéroports. Ces événements peuvent également entraîner des responsabilités financières (p. ex., restriction de l’accès à l’aéroport pour le personnel de contrôle, perturbation des procédures d’entretien préventif) en raison de facteurs tels que les inondations et/ou les vagues de chaleur extrêmes. |
| Extrême | Dommages à l’équipement L’augmentation de la fréquence et de la sévérité des événements météorologiques extrêmes peut causer des dommages directs ou indirects à l’équipement de l’ACSTA (p. ex., à la suite de surtensions et/ou d’inondations) et entraîner des coûts de réparation connexes. |
| Chronique | Atteinte à la réputation L’augmentation de la fréquence et de la sévérité des événements météorologiques extrêmes (p. ex., inondations, feux de forêt, vagues de chaleur extrêmes et/ou tempêtes de neige) pourrait entraîner une pénurie de personnel de contrôle et d’entretien tiers, ce qui pourrait nuire à la réputation de l’organisation en raison de l’allongement des temps d’attente pour les passagers. |
| Risques liés à la transition | |
| Réputation | Atteinte à la réputation - Émissions de GES de portée 3 L’augmentation des émissions de GES dans la chaîne de valeur, due à des facteurs échappant largement au contrôle direct de l’ACSTA, pourrait avoir des répercussions négatives sur sa réputation. |
| Type de possibilité | Possibilité |
| Résilience | Réputation et relations de l’organisation Utiliser l’atténuation des changements climatiques comme catalyseur pour améliorer la réputation de l’ACSTA, renforcer ses relations avec les principaux partenaires et créer des synergies potentielles pour remplir son mandat de manière plus efficace. |
Les résultats de la mise à jour de l’ERPC de 2025-2026 ont été utilisés pour modifier la stratégie climatique, comme présenté ci-dessous.
2.2 Résilience
L’ACSTA réalise une analyse de scénarios afin d’évaluer comment les risques et les possibilités liés au climat recensés dans l’ERPC pourraient affecter ses activités dans diverses conditions futures. L’analyse couvre trois horizons temporels : court terme (jusqu’en 2030), moyen terme (jusqu’en 2050) et long terme (jusqu’en 2090). Elle prend également en compte deux scénarios climatiques : un scénario de réchauffement faible (SSP1 RCP 2.6) et un scénario de réchauffement élevé (SSP5 RCP 8.5). Les risques physiques sont évalués pour sept dangers naturels au niveau des sites pour tous les aéroports (89) et les activités de l’ACSTA, y compris l’administration centrale et les autres bureaux loués.
En l’absence de changements significatifs dans les activités ou le portefeuille d’actifs de l’ACSTA, l’analyse de scénarios n’a pas été actualisée; l’analyse la plus récente, réalisée en 2023-2024, demeure représentative. Il en ressort que les répercussions liées au climat devraient persister à tous les horizons temporels et que les risques globaux restent gérables.
2.3 Stratégie climatique
L’ACSTA maintient sa stratégie climatique initialement élaborée en 2022-2023. En 2025-2026, des ajustements ciblés ont été apportés à la stratégie climatique sur la base des résultats de la mise à jour de l’ERPC de 2025-2026, en s’appuyant sur l’analyse de scénarios de 2023-2024, les progrès réalisés par rapport aux objectifs existants, le profil d’émissions de GES de l’ACSTA, les contributions des principaux partenaires internes et l’alignement sur la Stratégie pour un gouvernement vert du gouvernement fédéral. Ces mises à jour ont eu une incidence sur le pilier « Résilience », soulignant que la priorité de l’ACSTA en matière de résilience est axée sur la protection de la santé et de la sécurité de son personnel.
La stratégie climatique de l’ACSTA repose sur trois piliers, comme le résume le tableau 3, et vise à contribuer au maintien de la résilience au fil du temps. Par conséquent, plusieurs des priorités entraînent des paramètres et des cibles, qui sont présentés ci-dessous.
Tableau 3 : Stratégie climatique de l’ACSTA
|
Réduction et gestion des émissions |
Résilience |
Communication et mobilisation |
|---|---|---|
|
Priorités |
||
|
Contribuer à la transition vers une économie faible en carbone en :
|
S’assurer que les opérations de l’ACSTA sont résilientes aux phénomènes météorologiques extrêmes en :
|
Améliorer la transparence et la défense des changements climatiques en :
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3. Gestion des risques
3.1 Processus d’identification et d’évaluation des risques liés au climat
L’EPRC de l’ACSTA comprend deux étapes :
(i) La détermination des risques : dresser la liste des risques physiques et transitoires en tenant compte des activités de l’ACSTA, de son mandat, de l’espace physique qu’elle occupe et des tendances présumées.
(ii) Classement et priorisation des risques : valider la liste des risques physiques et transitoires auprès des partenaires clés à l’interne, et attribuer une cote de probabilité et d’incidence à chacun des risques au moyen des critères tirés de la Politique sur la gestion des risques de l’entreprise de l’ACSTA. Cette étape prend également en compte d’autres critères propres aux risques liés au climat comme la longévité (puisque ces risques doivent être évalués sur un horizon futur).
Selon cette évaluation, l’ACSTA dresse une courte liste de risques prioritaires liés au climat, qui sont présentés à la section sur la stratégie. Les risques et les possibilités liés au climat étant dynamiques, et l’exposition de l’ACSTA pouvant évoluer au fil du temps en raison de facteurs tant internes qu’externes, l’ERPC est actualisée tous les cinq ans, à moins que des mises à jour plus fréquentes ne soient justifiées. Tout risque lié au climat susceptible de dépasser l’appétit pour le risque de l’ACSTA fait l’objet d’un suivi et d’une gestion continus dans le cadre du programme de gestion des risques de l’entreprise (GRE).
3.2 Processus d’intégration des risques liés au climat à la gestion des risques de l’entreprise
Les risques liés au climat figurant dans la courte liste qui ont été cernés au moyen de l’EPRC sont évalués quant à la pertinence des mesures d’atténuation et des contrôles existants et sont progressivement approfondis, au besoin. Les mesures d’atténuation mises en place à la suite de l’ERPC initiale ont été prises en compte dans la mise à jour de l’ERPC de 2025-2026.
Les risques les plus élevés, recensés dans la mise à jour de l’ERPC de 2025-2026, comprenaient le risque de perturbation des opérations, de dommages matériels et d’atteinte à la réputation. Aucun de ces risques n’a dépassé le seuil de tolérance au risque de l’ACSTA et, par conséquent, conformément à la Politique sur les divulgations liées au climat, il n’est pas nécessaire d’assurer le suivi de ces risques dans le cadre du profil de GRE de l’ACSTA.
4. Paramètres et cibles
4.1 Paramètres utilisés pour évaluer les risques et possibilités liés au climat
Les émissions de GES de l’ACSTA (tCO2e), conformes aux normes du Protocole sur les gaz à effet de serre en matière de comptabilisation et de déclaration des émissions des entreprises, ainsi que certains indicateurs d’engagement des employés, font l’objet d’un suivi afin de mesurer les progrès réalisés par rapport aux objectifs fixés dans le cadre des axes prioritaires de la stratégie climatique de l’ACSTA.
4.2 Émissions de GES
L’inventaire des émissions de GES de l’ACSTA comprend les émissions directes (portée 1)Footnote 3 et les émissions indirectes (portée 2)Footnote 4 provenant des locaux loués dont elle assure le contrôle opérationnel. L’ACSTA reconnaît qu’une part importante des émissions de GES dépasse le cadre de ses activités directes. À ce titre, elle a amélioré la transparence et l’exhaustivité de ses rapports sur les émissions de GES en élargissant les informations divulguées et en incluant certaines catégories de la chaîne de valeur (portée 3)Footnote 5 .
En 2025-2026, l’ACSTA a réalisé une évaluation de la matérialité des émissions de portée 3 conforme au Protocole sur les GES et aux recommandations du GIFCC, en hiérarchisant les catégories en fonction de l’importance des émissions de GES, de leur influence et des attentes des intervenants. L’ACSTA fait progresser la mesure et la divulgation de ses catégories de portée 3 importantes, en commençant par celles qui sont les plus pertinentes pour ses activités. Il convient de noter que l’ACSTA a réussi à collaborer avec les fournisseurs de services de contrôle tiers afin d’obtenir des données sur les émissions de GES spécifiques à ceux-ci, ce qui constitue une étape clé dans l’amélioration de la précision des émissions de GES de portée 3 de l’ACSTA.
Le tableau suivant détaille les émissions de GES de portées 1 et 2 de l’ACSTA.
Tableau 4 : Profil des émissions de GES de l’ACSTA (tCO2e) – Portées 1 et 2
| Profil des émissions de GES (tCO2e) | Source | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025 | 2025-2026 |
|---|---|---|---|---|---|
| Portée 1 | Consommation de gaz naturel | 37,1 | 37,1 | 34,7 | 36,4 |
| Portée 2 | Consommation d’électricité (données du compteur) | 25,7 | 23,5 | 24,9 | SO (NA)Footnote 6 |
| Portée 2 (recalculée) | Consommation d’électricité (recalculée à partir des données de comptage et des méthodes de répartition)Footnote 6 | 32,8 | 36,1 | 45,2 | 55,8 |
| Totaux : Portées 1 + 2 (recalculée) | 69,9 | 73,2 | 79,9 | 92,2 | |
Les émissions des portées 1 et 2 représentent une part minime des émissions totales de GES de l’ACSTA (< 1 %). Néanmoins, l’ACSTA continue d’évaluer et de mettre en œuvre des mesures d’efficacité énergétique, notamment en collaborant avec les propriétaires et les fournisseurs.
Les émissions de GES de la portée 1 sont restées stables depuis la période de référence précédente.
Il n’est pas possible de présenter une variation d’une année sur l’autre pour les émissions de portée 2 pour 2025-2026, car les données complètes de consommation d’électricité, qui constituent la source de données de la plus haute qualité, n’étaient pas disponibles pour l’ensemble de la période de référence. Par conséquent, les émissions de portée 2 pour 2025-2026 sont indiquées comme « Non disponibles » (ND) en attendant que les données complètes soient disponibles.
Afin de permettre la poursuite de la communication des données, les émissions de portée 2 (recalculées) ont été calculées à partir des données de comptage lorsqu’elles étaient disponibles, et sur la base de la consommation électrique totale du bâtiment pour l’administration centrale de l’ACSTA, considérée comme le meilleur indicateur de substitution disponible, conformément aux directives du Protocole sur les GES relatives à la portée 2 et aux attentes du GIFCC. Bien que cette approche permette d’analyser les tendances, l’utilisation de données attribuées est moins représentative de la consommation opérationnelle réelle de l’ACSTA.
Une tendance à la hausse est observée pour les émissions de portée 2 (recalculées). Cette augmentation est principalement due à l’évolution des facteurs d’émission liés au mix énergétique du réseau électrique provincial, la consommation d’électricité liée aux activités opérationnelles y contribuant dans une moindre mesure. Les émissions de portée 2 sont calculées à l’aide des facteurs d’intensité du réseau de l’Ontario par année, tirés du Rapport d’inventaire national (RIN), ce qui garantit la cohérence avec l’intensité carbone de chaque période de déclaration.
L’ACSTA a mis en œuvre des mesures d’efficacité énergétique au cours des années précédentes, notamment la modernisation des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) et l’installation d’un éclairage DEL, et a poursuivi ses améliorations progressives en 2025-2026, avec notamment l’installation de détecteurs de présence dotés d’une fonction de gradation. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts continus visant à gérer la consommation d’énergie et les émissions au fil du temps.
Le tableau suivant détaille les émissions de GES de portée 3 de l’ACSTA.
Tableau 5 : Profil des émissions de GES de l’ACSTA (tCO2e) – Portée 3
| Profil des émissions de GES (tCO2e) | Catégorie portée 3 Footnote 7 | Source | 2025-2026 |
|---|---|---|---|
| Portée 3 | Catégorie 1 : Biens et services acquis | Services de contrôle par des tiers | 21 144,1 |
| Services d’entretien | 4 048,0 | ||
| Services infonuagiques | 263,9 | ||
| Tous les autres biens et services acquis | 2 944,4 | ||
| Catégorie 2 : Biens d’équipement | 5 194,2 | ||
| Catégorie 6 : Voyages d’affaires | 221,6 | ||
| Catégorie 7 : Déplacements domicile-travail des employés | 623,7 | ||
| Total | 34 439,9 | ||
Les émissions de portée 3 représentent la majeure partie des émissions totales de GES de l’ACSTA (plus de 99 %).
Les services de contrôle assurés par des tiers constituent la majeure partie des émissions de GES de portée 3 de l’ACSTA, représentant 61,4 % des émissions totales et 74,4 % des émissions de la catégorie 1 de la portée 3 (biens et services acquis). Les émissions générées par les services de contrôle assurés par des tiers proviennent généralement de la catégorie 7 de la portée 3 (déplacements domicile-travail des employés), qui représente plus de 90 % de leurs émissions. Par conséquent, les variations annuelles dépendront principalement de la taille de l’effectif et des habitudes de déplacement domicile-travail.
Outre la catégorie 1 de la portée 3 (biens et services acquis), les émissions de l’ACSTA comprennent la catégorie 2 (biens d’équipement) (15,1 %), la catégorie 6 (voyages d’affaires) (0,6 %) et la catégorie 7 (déplacements domicile-travail des employés) (1,8 %), qui, ensemble, représentent une part plus faible des émissions globales de GES de la portée 3 de l’ACSTA. Ces catégories sont présentées en fonction soit d’un seuil de signification, soit de la qualité des données, soit des attentes des intervenants, soit de la capacité de l’ACSTA à influencer les émissions. Ces catégories d’émissions de GES de portée 3 sont surveillées afin de suivre les tendances opérationnelles et d’orienter les mesures de gestion à l’appui de la stratégie climatique à long terme de l’ACSTA.
4.3 Objectifs de gestion des risques et des possibilités liés au climat
Des objectifs ont été fixés pour deux des trois piliers climatiques. L’objectif de réduction des émissions de GES des portées 1 et 2 de l’ACSTA a été élaboré en vue d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050. La mise à jour de l’ERPC de 2025-2026 a donné lieu à une évaluation de la stratégie et des objectifs climatiques de l’ACSTA, conformément à la Politique sur les divulgations liées au climat, ainsi qu’à la réalisation de certains objectifs existants. L’état d’avancement des objectifs existants et des nouveaux objectifs est détaillé ci-dessous.
Tableau 6 : Objectifs climatiques de l’ACSTA
| Piliers climatiques | Mesure | Cible | État |
|---|---|---|---|
| Réduction et gestion des émissions | Émissions des portées 1 et 2 (tCO2e) | Réduire les émissions absolues de GES des portées 1 et 2 de 55 % d’ici 2033-2034 depuis les niveaux de 2022-2023. | SurveillanceFootnote 8 |
| Communication et mobilisation | Représentation et participation trimestrielle des membres | Créer un groupe de travail dirigé par les employés et dédié au climat | Terminé |
| Organiser au moins trois réunions du groupe de travail écologique par an, auxquelles participe la majorité des membres | Nouveauté pour 2026-2027 | ||
| Pourcentage d’employés qui sont d’avis que l’ACSTA promeut des initiatives environnementales en milieu de travail | Augmenter la proportion d’employés qui sont d’avis que l’ACSTA promeut des initiatives environnementales en milieu de travail de 54 % à 60 % dans le sondage mené auprès des employés en 2025-2026. | Le sondage auprès des employés a été reporté à 2026-2027 | |
| Pourcentage d’employés qui ont participé à la séance de formation sur la durabilité et les changements climatiques | Offrir des séances de formation sur la durabilité et les changements climatiques aux employés de l’ACSTA en 2025-2026 (taux de participation visé de 80 %) | Terminé (taux de participation de 86 % atteint) | |
| Nombre d’activités par an, commentaires et participation mesurée | Lancer au moins une activité sur le climat destinée aux employés par an | Nouveauté pour 2026-2027 |
Perspectives d’avenir
Alors que l’ACSTA entame sa troisième année de rapport du GIFCC, elle continuera à s’appuyer sur les acquis des années précédentes, à surveiller les risques climatiques physiques prioritaires et à se concentrer sur l’évaluation de l’efficacité des mesures d’atténuation récemment mises en œuvre face à des événements climatiques réels au fil du temps. Les progrès réalisés par rapport aux objectifs climatiques fixés feront l’objet d’un suivi, l’accent étant mis sur la transparence et la responsabilité à mesure que les processus et la maturité des données évoluent conformément aux attentes en matière de divulgation.
À l’avenir, l’ACSTA continuera d’intégrer les considérations climatiques dans ses opérations et sa prise de décision en accordant une attention constante aux risques liés au climat, en faisant progresser la réalisation des objectifs et en maintenant un engagement au sein de l’organisation ainsi qu’avec ses principaux partenaires et fournisseurs, soutenant ainsi à la fois son mandat et les objectifs climatiques plus larges du gouvernement du Canada.